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Historique


Ma visite au Burkina Faso en 2009, par Camille Turbide


A- Le projet d'astronomie

En octobre 2009, ma famille et moi avons fait un voyage au Burkina Faso. Mon père Luc Turbide devait s'y rendre spécifiquement pour l'installation d'instruments afin de tester la qualité du ciel sur une montagne près du village de Djouga. L'équipe d'astrophysiciens de Claude Carignan, professeur titulaire à l'Université de Montréal et professeur invité à l'Université de Ouagadougou, veut éventuellement y installer un observatoire scientifique. Dans une tente d'observation, mon père a installé un mini-télescope équipé d'une caméra CCD et d'un mini ordinateur pour enregistrer les données;  un panneau solaire alimente les instruments. Tout est entièrement automatisé et autonome car il n'y a personne au village ayant actuellement les compétences pour faire fonctionner ces appareils.  Il y a toutefois deux gardiens (jeunes adultes du village) qui surveillent le matériel pour éviter le vol. Aux trois semaines, un employé de l'Université de Ouagadougou passe recueillir les données.  Ce testing a été effectif pendant une période de 6 mois (octobre 2009 à mars 2010).

[pour en savoir plus sur le projet d'astronomie]

 

B- Le projet de scolarisation

À son retour à Ouagadougou après un court séjour de travail sur la montagne, mon père nous a parlé des habitants du village de Djouga et de la situation problématique de l'éducation des enfants. Malgré la belle école toute neuve composée de trois salles de cours construite grâce au financement de l'Agence canadienne de développement international (ACDI) et la présence de trois professeurs disposés à enseigner envoyé par le Ministère l'enseignement de base et de l'alphabétisation du Burkina, les enfants ne fréquentaient pas l'école. La raison est bien simple : on ne leur avait pas fournis de matériel scolaire de base et les parents ne disposaient pas de l'argent nécessaire à équiper leur enfant pour l'école.  

En discutant avec ma famille, j'ai dit : « Ça n'a pas de bon sens, il faut faire quelque chose pour les aider à aller à l'école! ». Lorsqu'une semaine plus tard,  j'ai accompagné mon père au village de Djouga, nous avons apporté pour près de 1200 $ CAN de matériel scolaire acheté à Ouagadougou à la Librairie Papeterie de la Liberté (cahiers lignés, cahiers à dessin, crayons de couleur, crayons de mine, boîtes de craie, stylos, tailles crayon, gommes à effacer, équerres, rapporteurs d'angle, règles, compas, ardoise et sacs d'école). Nous avons équipé plus de 90 élèves et fourni du matériel supplémentaire aux enseignants pour les imprévus.  Nous n'aurions pas pu faire tout ça sans la contribution monétaire de 600 $ CAN de monsieur Jean Barthe (homme d'affaire des Basses-Laurentides) qui fait de l'astronomie amateur avec mon père (Luc lui avait envoyé un courriel durant la semaine). Quant à moi, j'ai choisi de fournir 200 $ CAN de ma poche. Mes parents m'ont avancé l'argent. À mon retour de voyage, l'argent gagné par mes gardiennage d'enfants occasionnels ont servi à remboursé ma dette. 

Quel bonheur j'ai ressenti, par la suite, quand j'ai appris que l'école était enfin débuté et ce quelques jours seulement après notre passage. (Coordonnées GPS de l'école : 13.762781, -0.131589)

[Voir: Projet de correspondance afin de stimuler la lecture et l'écriture]

 

C- Demande des femmes de Djouga

moi et les femmes de village de DjougaLors de notre passage à Djouga pour donner le matériel scolaire, les villageois nous ont fait une cérémonie d'accueil afin que mon père leur parle du projet d'astronomie. Ma mère en a profité pour parler du projet de scolarisation. Finalement, les femmes du village de Djouga nous ont laissé savoir discrètement qu'elles aimeraient bien avoir un moulin pour moudre la farine de mil. (Vous pouvez visionner la section du vidéo tournée lors de la cérémonie qui traite spéficiquement de cette demande. )

 

Actuellement, les femmes et leurs filles travaillent le mil à la main avec une pierre (pilon et mortier). Elles commencent commence ce travail petite fille. La tâche débute tôt le matin (entre 3h et 4h) afin de pouvoir nourrir la famille et le village. Cette tâche datant de l'Antiquité est ardue et retarde le cheminement scolaire des filles (retard à l'école...) en plus de leur causer des séquelles physiques aux mains. En effet, elles ont les paumes toutes pleines de cornes et elles ont perdu toute sensibilité au toucher. Sans moulin, les filles sont moins disponibles pour se rendre à l'école et leur perspective d'avenir est donc réduite par rapport aux garçons. C’est donc dans cette perspective d’égalité des sexes et de promotion de la femme que mon projet s’enligne.

Suite à cela, j'ai décidé de faire d’entamer une collecte de fonds pour l'achat et l'installation d'un moulin pour les femmes de ce village burkinabé. En décembre 2010, ma famille et moi comptons nous rendre sur place pour effectuer la livraison du moulin. Il n’y aura aucun intermédiaire. La totalité des fonds recueilli servira pour l’achat du moulin.

Cette initiative s'inscrit dans le cadre de du  projet personnel que je dois réaliser en tant qu'étudiante de cinquième secondaire au Programme d’éducation internationale (PEI) à l'école secondaire Rive-Nord de Bois-des-Filions. Ce projet est supervisé par Pascale Gauthier, enseignante de Français et de Préparation au projet personnel au PEI.

 

Aidez ces femmes et fillettes à avoir une meilleure qualité de vie.